Le score agrégé
Pour les usagers ce score agrégé offre par catégorie d’établissements un affichage simplifié des quatre indicateurs sous forme d’une note sur 100 et d’une classe de A à E.
Le score agrégé est sur 100. Le poids relatif de chaque indicateur dans ce score agrégé est fixé ainsi : ICALIN 40%, ICSHA 30%, ICATB 20%, SURVISO 10%, ce qui revient à dire que ICALIN vaut au maximum 40 points, ICSHA 30 points, ICATB 20 points et SURVISO 10 points.
En fonction du résultat du score agrégé, l’établissement se positionne à l’intérieur d’une classe (5 classes, de A à E) comparativement aux établissements de sa catégorie.
ICALIN
La survenue d’une infection nosocomiale résulte de nombreux facteurs, dont la fragilité du patient liée à sa maladie ou à son âge, la lourdeur et la complexité des soins dont il a besoin, le respect des règles de bonne pratique par les professionnels de santé, l’attention spécifiquement portée à la prévention de ce type d’infections. De ce fait, un score ICALIN parfait (100 points) ne signifie pas qu’il n’existe pas de risque infectieux dans l’établissement. Il indique simplement que cet établissement a mis en place un dispositif maximum pour limiter ce risque. De même, l’appartenance à la classe E (la moins bonne) ne signifie pas qu’aucune mesure de précaution ne soit prise, mais que la structure affiche un retard dans l’organisation de la prévention par rapport aux autres établissements de même nature en France.
Quand il y a deux classes et deux scores, cela signifie que plusieurs sites de l’établissement ont été classés. Quand plus de deux sites ont été classés, seuls sont indiqués les classes et scores extrêmes (les plus bas et les plus élevés).
Plus d’informations sur le site : http://www.icalin.sante.gouv.fr/
ICSHA
Il signale l’investissement de l’établissement dans la promotion de l’hygiène des mains par les produits hydro-alcooliques (PHA). Le pourcentage indique la consommation réalisée par rapport aux objectifs que se donne l’établissement.
La classe A correspond aux établissements qui ont atteint plus de 90% de leur objectif. En effet, certains établissements sont en avance et utilisent les PHA depuis plusieurs années. Ces établissements ont donc recours de façon très majoritaire aux PHA plutôt qu’au lavage des mains. La classe E correspond aux établissements qui ont atteint moins de 10 % de leur objectif. Ceci peut s’expliquer par une implantation des PHA relativement récente en France. Le changement des habitudes professionnelles peut prendre du temps. Les résultats faibles de certains établissements ne signifient pas pour autant une absence d’hygiène des mains mais une utilisation encore majoritaire du lavage des mains à l’eau et au savon.
SURVISO
Si en France le risque d’infection du site opératoire (ISO) est peu fréquent (6 cas pour 1 000 interventions chez les patients sans risque spécifique - données ISO-RAISIN 2004), ces infections sont toutefois au 3ème rang des infections nosocomiales recensées lors de la dernière enquête nationale de prévalence. Leur surveillance est donc une priorité dans les établissements de santé ayant une activité chirurgicale, mais elle suppose un système d’information adapté.
SURVISO précise le degré d’implication de l’établissement dans la prise en compte de cette activité à risque
ICATB
Le score concernant les antibiotiques est calculé à partir de différents critères et les établissements sont répartis en 5 classes :
- La classe A est composée des établissements ayant les scores ICATB les plus élevés. Ce sont les structures les plus en avance en matière de politique de bon usage des antibiotiques.
- La classe E réunit les établissements ayant les scores ICATB les moins élevés. Ce sont les structures les plus en retard pour la prise en compte par l’établissement de la politique de bon usage des antibiotiques.
- Les classes B, C et D correspondent à des établissements en situation intermédiaire.
Ces informations sont issues du site : www.platines.sante.gouv.fr