
 Histoire naturelle de l'hépatite B chez l'adulte |
En France, le contact avec le VHB a le plus souvent lieu chez l’adolescent ou l’adulte, et l’évolution vers la chronicité est minoritaire (5-10%). L’hépatite aiguë initiale est le plus souvent anictérique. Le seul risque de cette hépatite aiguë est constitué par la possibilité d’évolution fulminante, heureusement rare (0,1 à 1% des formes ictériques). Cette évolution grave pourrait être due à des facteurs associés, médicamenteux en particulier (paracétamol par exemple à proscrire en cas d’hépatite aiguë). En cas d’évolution chronique (absence de guérison de l’hépatite après 6 mois d’évolution), plusieurs situations sont possibles (portage inactif, hépatite chronique minime ou active) avec passage possible d’une forme à une autre. Il n’est pas possible de faire cliniquement la différence entre ces différentes formes. La distinction repose sur les examens biologiques. Chez le porteur chronique du VHB, les épisodes de réactivation peuvent prendre l’aspect d’une hépatite aiguë ; chez l’adulte, la guérison étant la règle après hépatite aiguë vraie, une hépatite B d’aspect aigu n’évoluant pas vers la guérison doit faire suspecter un épisode de réactivation chez un porteur chronique antérieurement méconnu. Les hépatites chroniques actives les plus sévères peuvent évoluer vers la cirrhose, qui expose au carcinome hépatocellulaire (CHC), et aux complications de la cirrhose elle-même (hypertension portale ou insuffisance hépatocellulaire. Chez le patient cirrhotique les épisodes de réactivation peuvent prendre une forme grave, voire fulminante.
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