ESPACE PROFESSIONNEL > Hépatites virales > Hépatites virales > Hépatite B > L’Hépatite B en France en 2005 - Aspects pratiques Résumé de la conférence du Pr. Patrick Marcellin (Hôpital Beaujon, Clichy) du 2 novembre 2005


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Fréquence


Une étude récente, dont les résultats détaillés peuvent être consultés sur le site de l’Institut de Veille Sanitaire, portant sur plus de 14000 assurés sociaux de plus de 80 ans a permis d’estimer dans la population vivant en France

-         A 8,2% environ le pourcentage de porteurs d’anticorps anti-HBc. Ces anticorps témoignent d’un antécédent de contact avec le virus de l’hépatite B (VHB), suivi ou non de guérison  (rappel : les anticorps anti-HBc ne peuvent apparaître qu’après contact avec le VHB. Ils ne sont pas induits par la vaccination qui entraîne uniquement l’apparition des anticorps anti-HBs). Les anticorps anti-HBc sont présents en cas d’antécédent d’hépatite B aiguë guérie, et également chez les porteurs chroniques du VHB
Pour plus de détail voir: hépatites virales, tests de laboratoire-mode d’emploi

 -         A 0,68% (environ 300.000 en nombre absolu) le pourcentage de porteurs chroniques du VHB (Antigène HBs présent), prévalence nettement supérieure au taux antérieurement supposé, sans base scientifique fiable, de 0,2 à 0,4%. Dans la région Nord-Est, qui influait dans cette étude la Picardie, la prévalence de l’Ag HBs est la plus élevée : 1,2%



Morbidité, mortalité


Le taux de mortalité liée à l’hépatite B est mal connu. Elle est due à
-         La possibilité d’évolution fulminante à la phase d’hépatite aiguë. L’hépatite B représente la troisième cause de transplantation hépatique pour hépatite fulminante
-         Le risque d’évolution des formes chroniques vers la cirrhose et ses complications, et le carcinome hépatocellulaire. Cirrhose ou carcinome hépatocellulaire secondaires à une hépatite B sont à l’origine de 10% des indications de transplantation hépatique



Modes de transmission en France


 Rares ou très rares actuellement



  • Transmission verticale : Le risque de transmission mère-enfant, au moment de la naissance est très faible en raison
        o  du dépistage systématique de l’Ag HBs en fin de grossesse, et de la protection par séro-vaccination des nouveau-nés de mère porteuse du VHB. Il faut insister sur l’importance de ces mesures qui malheureusement ne sont pas appliquées de façon exhaustive.
        o  du pourcentage relativement faible des porteurs chroniques du VHB par rapport aux pays endémiques où ce mode de transmission est majoritaire. Une infection du nouveau né a pratiquement 100% de risque d’évolution chronique ; cette situation rare en France est fréquemment rencontrée dans les pays de forte endémie. Quand une infection chronique par le VHB est découverte chez un patient originaire d’une zone de forte endémie, une enquête familiale est nécessaire, la contamination verticale très probable entraînant un risque élevé d’infection chez d’autres membres de la famille 

    Carte de la répartition mondiale de l'infection par le VHB (site du CHU de Rouen)

  • Transmission intra-familiale :Ce risque est très faible en France
  • Contamination professionnelle :Grâce à l’obligation de vaccination pour le personnel soignant, les cas de contamination professionnelle par le VHB sont devenus exceptionnels.
  • Contamination transfusionnelle :Les précautions prises pour la sélection des donneurs, et le dépistage systématique de l’Antigène HBs, font que ce risque peut actuellement être considéré comme nul.
    Pour plus de détail voir: risque transfusionnel en 2005

 Modes de transmission actuels



  • Usage de drogue intraveineux : 20%
  • Contamination parentérale autre : 10%
    Tatouage, piercing, transmission nosocomiale ou professionnelle ancienne…..
  • Transmission sexuelle : 35%
  • Mode de transmission inconnu (ou non révélé) : 35%


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