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Surveillance des hépatites aiguës

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Surveillance des hépatites aiguës | Surveillance des porteurs chroniques de virus



Surveillance d’une hépatite aiguë due au virus A


L’hépatite A aiguë n’évoluant jamais vers la chronicité, la surveillance repose sur le simple dosage des transaminases. Le contrôle sérologique n’est pas nécessaire sauf en cas de forme particulière (hépatite prolongée ou à rechute par exemple)
Compte tenu de la possibilité, très rare avec le VHA, d’hépatite fulminante, une surveillance du TP hebdomadaire pendant 2 à 3 semaines est utile.



Surveillance d’une hépatite aiguë due au virus B


Les hépatites aiguës B évoluent dans 90% des cas vers la guérison. Leur surveillance repose sur
  • L’activité sérique des transaminases (normalisation en moins de 6 mois en cas de guérison)
  • Le taux de prothrombine (recherche de signe d’insuffisance hépatocellulaire grave pouvant traduire une hépatite fulminante
Le contrôle sérologique permettant d’affirmer la guérison doit être fait 3 à 6 mois après l’épisode aigu et comporter :
  • Recherche de l’antigène HBs
  • Recherche de l’anticorps anti-HBs

En cas de guérison, on observe la normalisation des transaminases, la disparition de l’Antigène HBs et l’apparition de l’anticorps anti HBs dans les 6 mois qui suivent le début de la maladie



Surveillance d’une hépatite aiguë due au virus C


Environ 25% des hépatites aiguës C évoluent spontanément vers la guérison. Ce chiffre atteint 50% en cas d’hépatite aiguë C ictérique. Bien qu’il n’y ait pas actuellement d’AMM correspondant à cette situation, le jury de la conférence de consensus du 27-28 février 2002 conseille le traitement des hépatites aiguës C

Pour les hépatites aiguës ictériques, la surveillance repose sur
  • Les transaminases
  • La recherche de l’ARN viral 12 semaines après le début de l’ictère
  • Si la PCR est négative à 12 semaines, l’évolution s’est faite vers la guérison et il n’y a pas d’indication de traitement
  • Si la PCR est positive à 12 semaines, le risque de passage à la chronicité est important et le traitement est recommandé (hors AMM)

En cas d’hépatite anictérique (hormis le cas de l’accident d’exposition traité dans le chapitre suivant)Il est le plus souvent difficile dans cette situation, de découverte habituellement fortuite, de connaître la date de début de la maladie. Compte tenu du risque important de passage à la chronicité, le traitement est à discuter. Il n’y a pas de recommandation précise pour la surveillance biologique dans cette situation mais il semble raisonnable de n’envisager le traitement (hors AMM) qu’après deux recherches d’ARN viral positives espacées de 2 à 4 semaines.



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