En cas d’accident d’exposition à une contamination par le VHC, la conduite à tenir recommandée est la suivante :
Vérification initiale du statut sérologique du sujet
Si les anticorps anti-VHC sont absents, le sujet n’a jamais été en contact avec le VHC, et doit être surveillé
Si les anticorps anti-VHC sont présents, la recherche de l’ARN viral doit être faite. Si elle est positive, le sujet est porteur chronique du VHB et doit être pris en charge comme tel. Si l’ARN viral est absent, il s’agit a priori d’une hépatite ancienne guérie ? Cependant, les anticorps anti-VHC ne fournissant pas une immunité empêchant une ré-infection , en particulier par un autre génotype, le sujet doit être surveillé
Quand l’hépatite aiguë C est ictérique, il n’est pas recommandé de traiter immédiatement compte tenu de la possibilité de guérison spontanée dans 50% des cas. Dans cette situation, la recherche de l’ARN viral n’est utile que 12 semaines après le début de l’ictère, et le traitement peut alors être débuté si cette recherche est positive.
Il est à noter que les différents produits utilisés dans le traitement de l’hépatite C n’ont pas actuellement d’AMM pour l’hépatite aiguë.
Le schéma de surveillance recommandé est le suivant :
-surveillance des transaminases tous les 15 jours pendant deux mois, puis tous les mois pendant 4 mois
-recherche de l’ARN viral par PCR en cas d’augmentation des transaminases
-sérologie de contrôle à 6 mois
En cas de primo-infection, avec ou sans hépatite aiguë, un traitement permet le plus souvent d’éviter le passage à la chronicité. Sur ces arguments, le jury de la conférence de consensus récente (27 et 28/2/2002) consacrée au traitement de l’hépatite C recommande un diagnostic le plus précoce possible par détection de l’ARN viral, confirmé par deux tests successifs chez les patients asymptomatiques. Si ces deux recherches sont positives, le traitement peut être commencé soit immédiatement, soit uniquement quand une augmentation des transaminases apparaît.