ESPACE PROFESSIONNEL > Bulletins d'information > n°11, décembre 2003 > La prise en charge de l'hépatite C chez l'usager de drogue. Pr Bernard FILOCHE, Hôpital st Philibert, LOMME


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Introduction | Les risques viraux | Prévention _ Dispensation des seringues | Dépistage dans la population toxicomane | Traitement de l'hépatite C chez l'usager de drogue | Propositions: nouvelles modalités de prise en charge | Conclusion

Depuis la quasi-disparition en 1990 du risque transfusionnel, la toxicomanie par voie intraveineuse est devenue le principal mode de transmission du VHC. L’usage d’opiacés aboutit rapidement à la dépendance qui conditionne les risques sanitaires et sociaux dont le virus C n’est qu’un des aspects. Il existe d’autres conséquences somatiques :
·         Infections par le VIH et le VHB
·         Infections bactériennes ou fongiques
·         Surdoses, morbidité liée aux pratiques d’injection
La politique de prise en charge en France de ce problème a progressivement évolué avec, en 1993,la miseen place d’une stratégie de réduction des risques dont l’un des premiers témoignages a été l’amélioration de l’accès aux seringues.
En 1996, est apparue la substitution opiacée par la buprénorphine (plus de 80000 patients), et la méthadone (plus de 8000). La substitution est une bonne modalité de prise en charge mais n’est pas une panacée. Elle est sujette à dérives (revente, usage intraveineux). L’évolution des pratiques limite son efficacité : poly-shoots intraveineux ou non, usage de plus en plus important de la cocaïne lié à la réduction de son prix. L’ecstasy, pour laquelle il n’y a pas de traitement de substitution, et qui a sa propre toxicité hépatique, est également de plus en plus utilisée
On ne peut donc plus raisonner en terme de substitution comme il y a 4 ou 5 ans et tirer une trop grande autosatisfaction des progrès faits dans ce domaine.


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