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Globalement, 2/3 des patients infectés par le VHC sont porteurs d’un virus de génotype 1. Chez les usagers de drogue, le pourcentage de génotype 1 est de 40% contre 50% pour les génotypes 2 et 3, bons répondeurs au traitement. L’hépatite C chez le toxicomane survient habituellement à un âge jeune, ce qui aboutit de manière habituelle à un profil d’évolution lent de la maladie et un risque tardif de fibrose hépatique importante ou de cirrhose. Ces éléments positifs sont malheureusement contre-balancés par deux facteurs de comorbidité défavorables : l’alcool (poly-addiction fréquente) et les co-infections possibles par le VIH et le VHB. Le pronostic chez l’usager de drogues intraveineux est difficile à établir au moment du diagnostic.L’évolution vers la cirrhose est rare durant les vingt premières années, mais à long terme le pronostic peut être au moins aussi sévère que celui des hépatites C d’autres modes de contamination car l’hépatite C se greffe sur une autre maladie, la toxicomanie, dont le pronostic peut être grave. L’influence réciproque de ces deux affections sur la morbidité et la mortalité à long terme n’est pas connue actuellement. Le taux de mortalité des usagers de drogue est nettement supérieur à celui de la population générale en raison d’une surmortalité liée : · au SIDA, · aux surdoses, · aux suicides (et autres morts violentes), · aux infections hors SIDA (dont la pathologie hépatique). Les toxicomanes atteints d’hépatite C ont d’autres particularités. Il est pour eux difficile de reproduire le geste de la piqûre. L’engagement sérieux indispensable du patient dans son traitement est parfois insuffisant. Des effets indésirables particuliers au terrain et des problèmes d’observance, ont un effet néfaste sur le déroulement du traitement. Enfin, des réinfections par le virus C sont possibles après traitement, si les pratiques à risque sont poursuivies. |