ESPACE PROFESSIONNEL > Bulletins d'information > n°11, décembre 2003 > La prise en charge de l'hépatite C chez l'usager de drogue. Pr Bernard FILOCHE, Hôpital st Philibert, LOMME


Hépato-Site - Réseau Hépato-Picardie
Le Réseau Hépato-Picardie
ESPACE GRAND PUBLIC
Que contient ce site?
Le foie et ses maladies
Foie et virus
Foie et fer
Adresses utiles
ESPACE PROFESSIONNEL
Ce site vous propose
Tables des matières par thème
Autres sites à consulter
Hépatites virales
Surcharges en fer
Fibrose hépatique
Cirrhose
Bulletins d'information
Fiches pratiques
Adhésion au réseau
ESPACE RESEAU
Vie du réseau
Contact

Propositions: nouvelles modalités de prise en charge

AccueilLiens favorisÉcrivez-nousPlan du site
Introduction | Les risques viraux | Prévention _ Dispensation des seringues | Dépistage dans la population toxicomane | Traitement de l'hépatite C chez l'usager de drogue | Propositions: nouvelles modalités de prise en charge | Conclusion

 ·         On peut dépister sans prise de sang. Les salivettes permettent le dépistage en cas d’absence d’accès veineux, de refus, et la répétition facile des tests.
·         On peut traiter dans certains cas sans PBH. La PBH est un examen clef pour évaluer les lésions et l’évolution de la fibrose. Elle n’est pas remplaçable mais est-elle incontournable ? Elle permet bien entendu de se mettre en conformité vis-à-vis de l’ALD, mais il faut retenir de la Conférence de Consensus de février 2002, pour les génotypes 2 et 3, la possibilité de traiter sans PBH préalable.
·         Problèmes conceptuels :
La prise en charge est moins efficace que l’on pourrait le souhaiter. Il n’y a pas pour le VHC, la même image spécifique et forte que l’on a pour le VIH. La prise en charge du VHC pâtit du fait que l’on reproduit les recettes du VIH.
Le flou des politiques de santé, les décalages entre ce qui est annoncé pour le dépistage, la prise en charge, le remboursement  et la réalité rendent souvent les choses difficiles.
La transversalité des réseaux n’est pas toujours optimale, et certains travaillent plus dans système pyramidal que dans système de « maillage idéal ».

La trilogie : toxicomane, médecin impliqué en toxicomanie et hépatologue, ne fonctionne pas toujours de façon harmonieuse. Il peut y avoir des réticences des médecins généralistes. Tous ne sont pas impliqués en toxicomanie et s’ils le sont, l’indication des prises en charge (substitution, virus parfois au détriment de l’aspect psychologique et social) est difficile. Chez l’hépatologue, l’usager de drogues intraveineux n’est pas une priorité. Il peut y avoir défiance vis-à-vis de ces usagers un peu particuliers, scepticisme vis-à-vis des techniques innovantes (salivettes, attitude figée pour la PBH). L’attitude est parfois plus virologique que véritablement globale. Les choses doivent donc évoluer.
Il n’y a pas d’urgence à traiter. Habituellement, les lésions histologiques étant modestes, reculer la date du début du traitement n’est pas grave. Il vaut mieux que la maturation de l’intérêt du traitement dans la psychologie du patient se fasse lentement mais fortement plutôt que de vouloir brusquer les étapes. Inversement, quand le moment a été choisi, il faut éviter les « ratages », adapter notre attitude (accueil, horaires plus souples, et renforcer l’aspect relationnel).


© GIP de télémédecine de Picardie - Réseau Hépato-Picardie