Ces études, non contrôlées et de faible effectif, ont porté sur les effets de la bithérapie interféron (3 MU par semaine) et ribavirine (800 à 1200mg par jour) chez des patients co-infectés. Les résultats sont médiocres, mais il s’agit de patients ayant déjà été traités par interféron sans succès, chez qui les résultats thérapeutiques sont décevants même en l’absence de co-infection VIH.
Cet essai randomisé a comparé l’IFN (IFN)standard à l’IFN Pégylé (PEG IFN) chez 416 patients co-infectés recevant également de la ribavirine. 176 patients ont été analysés à S48 : 111 dans un groupe et 110 dans l’autre.
Les résultats sont préliminaires :
- Efficacité
-PCR négative en fin de traitement : IFN : 24%, PEG IFN : 38 % (p<0.01)
-Réponse virologique per-protocole : IFN : 31% , PEG IFN : 51%
-Les résultats sont meilleurs pour les génotypes 2 et 3. La réponse est moins bonne chez les patients immunodéprimés avec des CD4 <500 versus ceux qui ont des CD4 > à 500.
- Tolérance : -les effets indésirables semblent globalement identiques à ceux observés chez les mono-infectés par le VHC. Cependant, la leucopénie induite par le traitement de l’hépatite C risque de faire chuter les CD4 de façon préoccupante.
-Effets indésirables graves (EIG):
sur 136 EIG signalés (59 IFN, 77 PEG), 112 ont entraîné une hospitalisation et 5 le décès du patient. Il n’y a pas de différence d’imputabilité entre les deux médicaments quel que soit le bras.
-Le pourcentage d’arrêt définitif du traitement est de 36% dans le bras IFN et de 38% dans le bras IFN PEG
-Certains effets indésirables sont attribués à une interaction ribavirine NRTI : 6 pancréatites, 7 hyperlactatémies très significatives à plus de 5 mmoles/L, 4 suspicions hyperlactatémies (>2,9 mmoles/L). Ce type d’effet indésirable peut survenir sous inhibiteurs nucléosidiques, mais peut être facilité par la ribavirine.