Les déchets d’activité de soins peuvent engendrer des risques divers (chimique, toxique, radioactif…). Nous ne nous intéresserons ici qu’au risque infectieux. La réglementation existante a comme double objectif :
- La protection des personnes potentiellement exposées ( patients, personnel soignant, agents chargés de l’élimination des ordures ménagères…) qui est l’objectif prioritaire.
- Plus globalement, la protection de l’environnement.
L’automédication pose des problèmes particuliers puisque, selon la réglementation
détaillée plus bas, le producteur de déchets, responsable de leur élimination correcte et de
sa traçabilité, est en l’occurrence le patient. Les patients atteints d’hépatite virale chronique, traités par l’interféron et pratiquant eux mêmes leurs injections sont à l’évidence concernés, et le risque infectieux lié à l’élimination des déchets de soins provenant de patients porteurs de virus est
une évidence. Il ne faut cependant pas limiter ce risque aux patients connus comme atteints de maladies virales, le même risque existant de façon potentielle pour tout patient traité par auto-injection (diabétique par exemple).