L’application aux patients en automédication d’une réglementation identique à celle qui concerne les professionnels de santé n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes.
Si les patients atteints d’hépatite virale chronique sont pour la plupart avertis et soucieux des possibilités de transmission virale par les DASRI, cette attitude n’est pas universelle. Même conscients du risque, et persuadés de prendre les précautions nécessaire, ils peuvent avoir des pratiques inadaptées (aiguilles « protégées » jetées avec les ordures ménagères, ou entreposées dans des bouteilles plastiques que l’on retrouve dans les déchetteries), sources de risque pour les agents chargés du ramassage ou du tri des déchets ménagers. Enfin, la réglementation officielle n’est connue que d’une infime minorité. Connaître cette réglementation n’apporte par ailleurs pas la solution du problème. Il est en effet difficile pour un particulier de confier ses DASRI à une société de collecte, et le coût engendré par le traitement des déchets dans ce cadre est difficilement accepté par la majorité des patients (environ de 15 à 50 euros par an pour 4 boites fournies et enlevées).
La réglementation, dont les fondements, les intentions et les objectifs ne sont certes pas critiquables ne peut donc pas être appliquée par les patients en automédication dans le contexte actuel.