En dehors des aspects strictement médicaux, l’hépatite C génère des problèmes parfois majeurs dans la vie quotidienne des personnes infectées. En France, on estime que 500000 à 650000 personnes sont porteuses d’anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite C (anti-VHC), dont 400000 à 500000 seraient porteuses du virus. Au moins un tiers des personnes infectées par le virus de l’hépatite C (VHC) ignore cette contamination. Une importante campagne de presse va être lancée dans les mois à venir par le Ministère pour tenter d’intensifier le dépistage
D’après le réseau sentinelle, on estime qu’en 2000, plus de 200 000 sérologies ont été prescrites (350000 en 1998), dans 41% des cas en raison de signes d’appel (transaminases élevées 31%, asthénie, 18% ), devant l’existence d’un facteur de risque dans 52% des demandes. Le résultat de 21000 tests était positif, soit 9% (sex ratio H/F : 1,4 ; âge moyen : 49 ans).L’asthénie était fréquente chez ces sujets, les transaminases élevées dans 46% des cas, un facteur de risque identifié chez 92%. Cette fréquence importante de l’existence d’un facteur de risque doit être soulignée.
Un sondage fait par le Ministère pour analyser la première campagne de dépistage montre que près d’une fois sur 2, même quand il y avait une cytolyse, les médecins traitants ne demandaient pas systématiquement une sérologie C. Il y a donc encore un travail de formation considérable à faire.