Quand quelqu’un apprend avoir été contaminé par le virus C, il est souvent très étonné par l’ancienneté de l’événement supposé contaminant (transfusion ou usage de drogue par exemple). Beaucoup pensent que l’absence de tout signe pendant de nombreuses années est un argument contre la possibilité d’une hépatite C, et en concluent à l’inutilité du dépistage. Il est très important de souligner que la maladie est le plus souvent ASYMPTOMATIQUE, même si l’asthénie est assez fréquente. L’absence de signe tel que migraine, mauvaises digestions, intolérances alimentaires que la culture française attribue traditionnellement au foie est également souvent considérée comme incompatible avec l’existence d’une maladie du foie. Ces idées reçues sont encore très ancrées. Dans le même registre, de nombreux patients, bien qu’informés sur l’inutilité des régimes, suppriment d’eux même, dans le doute, œufs, sauce et chocolat, et attribuent de façon systématique tout inconfort digestif à leur maladie hépatique.
En France, on peut estimer de façon schématique que la contamination par le VHC est due dans un tiers des cas à l’administration de sang ou dérivés sanguins, dans un tiers à l’usage de drogue par voie veineuse ou éventuellement nasale, à d’autres causes parentérales pour le tiers restant. La transmission par voie muqueuse est très rare.
Les problèmes rencontrés par une personne infectée par le VHC peuvent concerner la vie conjugale , la vie familiale, la vie professionnelle la vie sociale ou la vie personnelle. Les questions posées par le patients traduisent deux soucis principaux : Quel est le risque de contamination de l’entourage ? Quels sont les risques liés à l’évolution de l’hépatite ?