ESPACE PROFESSIONNEL > Bulletins d'information > n°7, octobre 2001 > La vie quotidienne de la personne infectée par le virus C, d’après l’exposé Pr P. Couzigou, hôpital du Haut-Lévèque, Pessac


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Mesures non spécifiques à recommander aux personnes infectées par le VHC

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L'alcool


Le sevrage en alcool très fortement conseillé et pratiquement abstinence si on a une fibrose sévère ou une cirrhose.



Régime


Aucun régime alimentaire n’est nécessaire, à l’exception de la lutte contre un éventuel excès pondéral pouvant être associé à la stéato-hépatite qui constitue un facteur de fibrose voire de cirrhose en soi. L’excès pondéral est également un facteur de résistance au traitement.



Contraception


On peut tout à fait avoir une contraception ou un traitement post-ménopausique, (cette question est souvent posée par les patientes ou leurs médecins).  La contraception est oblmigatoire en cas de traitement par la ribavirine. 



Toxicomanie


Les conseils destinés à éviter la transmission du virus (matériel à usage unique y compris  filtre, coton, cupule surveillance si l’injection est faite par une tierce personne) sont indispensables.
Une étude récente de Crofts et al (BMJ2 000; 321 : 899) montre que, sur 10 matériels testés, utilisés par 1 à 4 utilisateurs dont au moins un porteur du VHC, l’ARN du VHC est détecté sur 70% des seringues (14/20), 67% des tampons (6/9), 40% des filtres (2/5), 25% des cuillers (1/4) et 33% des échantillons d’eau (1/3). Il n’y a donc pas que la seringue et l’aiguille qui soient susceptibles de transmettre le virus.
En outre, Il faut informer les toxicomanes de la possible hépatotoxicité de la buprénorphine en particulier à forte dose et/ou injectée par voie intraveineuse (Berson et al. J. Hepatol 2001; 34 : 261-69 et 346-50). De nombreux patients sous traitement de substitution utilisent le Subutex par voie injectable et prennent donc un risque sur le plan hépatique.



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