Les conseils destinés à éviter la transmission du virus (matériel à usage unique y compris filtre, coton, cupule surveillance si l’injection est faite par une tierce personne) sont indispensables.
Une étude récente de Crofts et al (BMJ2 000; 321 : 899) montre que, sur 10 matériels testés, utilisés par 1 à 4 utilisateurs dont au moins un porteur du VHC, l’ARN du VHC est détecté sur 70% des seringues (14/20), 67% des tampons (6/9), 40% des filtres (2/5), 25% des cuillers (1/4) et 33% des échantillons d’eau (1/3). Il n’y a donc pas que la seringue et l’aiguille qui soient susceptibles de transmettre le virus.
En outre, Il faut informer les toxicomanes de la possible hépatotoxicité de la buprénorphine en particulier à forte dose et/ou injectée par voie intraveineuse (Berson et al. J. Hepatol 2001; 34 : 261-69 et 346-50). De nombreux patients sous traitement de substitution utilisent le Subutex par voie injectable et prennent donc un risque sur le plan hépatique.