ESPACE PROFESSIONNEL > Bulletins d'information > n°6, novembre 2000 (extraits) > Quand suspecter une surcharge en fer ? Comment l’explorer ? Qui et comment traiter ? Docteur M. Largarde-Dautreaux, CHU Amiens


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Comment faire le diagnostic d’une surcharge en fer ?

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Rappel physiopathologique | Dans quelles situations faut il évoquer une surcharge en fer? | Comment faire le diagnostic d’une surcharge en fer ? | Comment évaluer l’importance et les conséquences possibles de la surcharge en fer? | Quelle est l'origine de la surcharge en fer? | L'hémochromatose génétique | Qui, quand et comment traiter ? | Traitement de l'hémochromatose génétique | Conclusions et commentaires


Classiquement trois paramètres sont dosés :


Fer sérique


Le fer sérique  est un mauvais paramètre dans l’exploration de la surcharge en fer puisque son taux varie en fonction des horaires de la journée et d’un jour à l’autre. Certaines situations sont susceptibles de modifier la sidérémie: diminution en cas d’inflammation, augmentation en cas de cytolyse par exemple. En pratique, dans le diagnostic des surcharges en fer, ce dosage présente peu d’intérêt.



Saturation de la transferrine


Le coefficient de saturation de la transferrine est un bon test de dépistage de l’hémochromatose génétique, il est sensible mais il ne reflète pas l’importance de la surcharge (normale : 30-40%). A l’heure actuelle, on considère qu’une saturation supérieure à 45% justifie la réalisation du test génétique de l’hémochromatose



Ferritinémie


La ferritinémie (normale : 150 - 300µmol/l ) reflète l’importance de la surcharge en fer. C’est un test sensible mais non spécifique. Il existe des hyperferritinémies sans surcharge en fer. En revanche en cas d’hémochromatose génétique, la ferritinémie peut être normale chez les sujets jeunes qui ont une faible surcharge. Il faut éliminer les causes d’hyperferritinémie sans surcharge en fer: syndrome inflammatoire, cytolyse, hyperthyroïdie, exogénose chronique, maladies tumorales, syndrome hyperferritinémie-cataracte, maladie de Gaucher, etc...


En résumé
 

le coefficient de saturation de la transferrine, lorsqu’il est supérieur ou égal 45 %, justifie la réalisation du test de dépistage de l’hémochromatose génétique . Il n’est cependant pas spécifique, il peut varier s’il y a une cytolyse ou une insuffisance hépato-cellulaire ou un syndrome néphrotique. Il peut être normal chez des patients atteints de surcharge en fer d’autre origine.
Devant une hyperferritinémie, il faut s’assurer de l’absence d’une cause telle que cytolyse, hyperthyroïdie, exogénose chronique, maladies tumorales, maladie de Gaucher etc....En l’absence des ces situations, la ferritine est un reflet de l’importance de la surcharge en fer

 


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