ESPACE PROFESSIONNEL > Bulletins d'information > n°4, novembre 1999 (extraits)


Hépato-Site - Réseau Hépato-Picardie
Le Réseau Hépato-Picardie
ESPACE GRAND PUBLIC
Que contient ce site?
Le foie et ses maladies
Foie et virus
Foie et fer
Adresses utiles
ESPACE PROFESSIONNEL
Ce site vous propose
Tables des matières par thème
Autres sites à consulter
Hépatites virales
Surcharges en fer
Fibrose hépatique
Cirrhose
Bulletins d'information
Fiches pratiques
Adhésion au réseau
ESPACE RESEAU
Vie du réseau
Contact

Prévention de la transmission du VHC chez le personnel soignant. Dr A.Smail, CHU Amiens

AccueilLiens favorisÉcrivez-nousPlan du site
Sommaire n°4 | Transmission sexuelle et familiale du virus C. Dr F. Sévenet, Clinique du Mail, Amiens | Prévention de la transmission du VHC chez le personnel soignant. Dr A.Smail, CHU Amiens


Le CHU d’Amiens utilise actuellement pour l’information du personnel soignant un diaporama élaboré à Strasbourg. Ce diaporama fait partie d’un kit dont la direction du CHU d’Amiens a fait l’achat, et a été adapté à la situation locale. Il s’adresse au personnel paramédical et médical (aide-soins, infirmières, médecins), et est présenté dans les services par un binôme (médecin infirmier ou infirmier-infirmier), formé à cette présentation, qui commente les diapositives et répond aux questions des participants. Il comporte 48 diapositives, dont nous vous présentons les plus importantes à titre d’exemple.


L’apparition du SIDA, un virage dans la prise de conscience.


L’apparition du SIDA et l’arrivée des patients séropositifs dans les unités de soins ont renforcé la prise de conscience du risque de contamination dans le monde hospitalier.
L’hépatite B, longtemps dénommée « hépatite de l’infirmière » avait déjà sensibilisé le personnel soignant, mais l’irréversibilité de la séroconversion HIV, l’évolution irrémédiable et la connotation particulière de la maladie ont déclenché des réflexes irrationnels.

 
Quatre parties sont abordées au cours de ce Diaporama.
·       Les risques
·       l’accident
·       la prévention
·       la conduite à tenir en cas d’accident



Les risques

 vous avez dit « risques « ?


Le risque est partout et souvent là où on l’attend le moins.
·       Au lit du malade, lorsque l’on pratique des soins mais aussi sur la paillasse du laborantin,
·       lors de la manipulation du linge,
·       de l’évacuation des déchets et jusque dans le siphon du lavabo que l’ouvrier débouche ...
·       et cette liste est loin d’être exhaustive.

 le SIDA et les autres ...



les risques liés au sang évoquent généralement SIDA
Il y en a malheureusement d’autres :
·       hépatite B
·       hépatite C
·       syphilis
·       herpès
.       CMV...

 les gestes à risque : piqûres


piqûres
.       recapuchonnage
·       manipulation d’objets tranchants
·       évacuation des déchets
......................

éclaboussures
·       pratique chirurgicale
·       endoscopie
·       aspiration
·       rupture de circuit (CEC...)
......................

 Les agents infectieux



les agents infectieux sont fréquents dans le sang et dans les liquides biologiques.
Comment la contamination est-elle possible et comment s’effectue-t-elle ?


Evaluation du risque de tranbsmission virale après AES


Le risque de transmission du virus dépend de la nature du virus, du type d’accident, et de la nature du liquide biologique en cause.

VirusRisque de transmission aprèsRisque selon le type de liquide biologique
 Exposition
percutanée*
Contact muqueux
 ou peau lésée**
MorsureProuvéPossible *****Nul******
VHB2-40%Non quantifié,
probablement
élevé par rapport au VHC et VIH
Non quantifié, transmissions par cette voie documentéesSang, liquides biologiques contenant du sangSperme, sécrétions vaginales, saliveUrines, selles
VHC 2,1%
IC 95 %
[1,2-3,4]
Non quantifié, transmission par cette voie non documentée mais plausibleNon quantifié, voie possible dans 1 cas non professionnel ***SangLiquides biologiques contenant du sang, sperme, sécrétions vaginales, saliveUrines, selles
VIH0,32%
IC 95%
[0,18-0,45]
0,04%
IC 95 %
[0,066-0,18]
Non quantifié, voie possible dans 2 cas non professionnels ****Sang, liquides biologiques contenant du sangSperme, sécrétions vaginales, LCR, liquide pleural, amniotiqueSalive, urines, selles
Evaluation du risque après accident exposant au sang

* VHB = estimation d’une fourchette de risque à partir des données de la littérature : 2 à 10% si patient Ag HBe- ; 10 à 40% si patient Ag HBe+
   VHC = méta-analyse de la littérature (Puro V., Petrosillo N., Ippolito G., Jagger J. Colloque « Infections transmissibles par le sang. Risques professionnels et prévention ». Paris, 8 et 9 juin 1995)
   VIH = méta-analyse des études réalisées (Heptonstall J. Gill N. Occupational transmission of HIV. Unpublished report of the PHLS, Dec. 1995,London, United Kingdom).
** VIH = méta-analyse (Heptonstall J., Gill N.)
*** G.M. Dushelko et coll. Lancet, 1990 ; 336:503-504.
**** V. Wahn et coll. Lancet, 1986 ; 2:694 et Anonymous, Lancet, 1987;2:522.
***** Ces liquides n’ont jamais été impliqués dans des contaminations professionnelles mais peuvent être considérés comme des sources potentielles car ils contiennent le virus et/ou ont été impliqués dans d’autres modes de transmission.
****** Dans ces liquides, le virus est habituellement indétectable ou en concentration trop faible pour entraîner une contamination.


 le SIDA


- risque de contamination après
·       piqûre 0,3%
·       projection 0,03%
- pas de vaccination
 
Le virus de l’immunodéficience humaine présent dans le sang et les liquides biologiques se révèle contaminant au contact des plaies, coupures, mains abîmées ou encore après une piqûre accidentelle ou une projection de liquide sur les muqueuses.
 
Le risque de transmission après accident est faible : il est estimé à 0,3% après piqûre et à 0,03% après projection sur les muqueuses ou peau lésée.
A la date du 03/04/1998, on connaît douze contaminations professionnelles certaines en France et 29 autres sont présumées.
La seule prévention consiste à appliquer les précautions standard.

 Hépatite B



- environ 60 000 porteurs chroniques de l’antigène HBs
- risque important de contamination après exposition jusqu’à 30%
- virus résistant mais vaccination efficace
- vaccination obligatoire pour les professionnels de santé
 
Beaucoup plus résistant que le VIH, le virus de l’hépatite B se transmet par les mêmes voies.
Les risques de transmission après accident sont importants puisqu’ils sont évalués jusqu’à 30%.
 
La vaccination est efficace car avant sa mise en place 700 cas de contamination par an était recensés. Il n’y en avait plus que 76 en 1992 après l’instauration de la vaccination.
Elle est obligatoire pour le personnel de santé depuis 1991, sauf contre indication.

 Hépatite C


- environ 500 000 séropositifs pour le VHC
- 4% et 10% de contamination
- 70% des hépatites C évoluent vers la chronicité
- pas de vaccination
 
Une personne sur 100 est porteuse du virus de l’hépatite C alors qu’elle ne présente aucun signe de maladie.
Le risque de transmission après accident est évalué entre 4% et 10%. Il n’existe pas de vaccination.
A la date du 03/04/1998, on connaît 16 séroconversions prouvées et 10 séroconversions présumées.
La seule prévention, là encore, consiste à appliquer les précautions standard.


 et les autres ...



bactéries, qui ont pour nom
streptocoque,
staphylocoque,
méningocoque,
tréponème
... et aussi virus, parasites, peuvent être présents dans le sang.
D’autres encore inconnus se manifesteront.
 
Eviter la contamination, c’est avant tout respecter les règles d’hygiène et les précautions standard, et mettre en place une politique de prévention pour éviter l’accident


Les accidents


Les données enregistrées au CHU d’Amiens montrent que les expositions aux liquides biologiques représentent environ la moitié des accidents de travail déclarés. Toutes les catégories professionnelles sont concernées.



Toutes les catégories professionnelles sont concernées.

 nombre


sur un total de 600 AT déclarés en 1997  : 48% AES
 
35 coupures soit 13 %
34 projections soit 12%
41 plaies/sacs poubelles soit 14%
 
175 piqûres par aiguilles soit 61%
 
Les accidents sont fréquents.
Sur environ 600 AT déclarés au CHU d’AMIENS en 1997, près de la moitié sont liés au sang ou aux liquides biologiques.
Parmi ceux-ci, on dénombre 175 piqûres par aiguilles souillées soit 62% des accidents exposant au sang.

 répartition des AES par catégorie socioprofessionnelle


IDE                             115
médecin                        63
ASH et AS                     42
élève                            19
techn. Labo.                    9
manipulateur                   7
CES                                4
brancardier                     3
sage-femme                    2
AP                                  1
puéricultrice                    1
prothésiste dentaire         1
 
Toutes les catégories professionnelles sont concernées.
Les personnels médical et soignant sont les plus exposés.
 


Les causes des accidents sont multiples

 un accident : des causes multiples :


c’est souvent le résultat de la conjonction de multiples facteurs :
·       précipitation dans le geste, geste non maîtrisé, erreur de manipulation,
·       matériel mal adapté, ou mal utilisé
·       manque de formation et d’information
·       non respect des précautions standard

 matériel adapté ?


·       savoir gérer le matériel
·       utiliser le matériel à bon escient
·       respecter les protocoles
 
La mise à disposition d’un matériel de sécurité optimum est souhaitable, mais doit impérativement être accompagnée d’une gestion rigoureuse et d’une bonne utilisation, dans le respect des protocoles établis (non-respect du mode d’emploi du fabricant, matériel détourné de l’utilisation pour lequel il est destiné...)
 
Les conteneurs sur plateau sont généralisés à tous les services qui en font la demande.
Les essais continuent en ce qui concerne les matériels de sécurité (épicrâniennes par exemple)
 
Pour réaliser les glycémies au doigt, il faut utiliser le Glucolet II car les autres représentent un risque non négligeable (commander le stylos à la DES et les embases à la pharmacie).

 y avait-il urgence ?


Souvent invoquée pour expliquer l’incident ou l’accident, l’urgence vraie est rare.
L’effervescence et la précipitation peuvent entraîner une « ambiance » d’urgence favorisant des gestes hâtifs et illogiques.
- garder son calme- évaluer le degré de l’urgence
- prendre le temps de se protéger
- organiser l’urgence
 
L’urgence ne devrait pas être synonyme de « surprise ».
Le professionnel maîtrise son outil de travail et son environnement. Il sait organiser l’urgence au sein d’une équipe, évaluer le degré de l’urgence, garder son calme, prendre le temps de se protéger.
 
Même en dehors de tout contexte d’urgence, de bonnes conditions de travail et une organisation des soins, permettant d’évoluer dans le calme et le confort, contribuent à la prévention des accidents .

 facteur humain ?


- ambiance de travail- vie privée, loisirs
- motivation
- expérience professionnelle
- fatigue, surmenage
 
·       stress,
·       environnement,
·       problèmes divers personnels ou professionnels,
·       événements malheureux ou joyeux,
 
conditionnent le comportement de l’être humain.
 
L’expérience professionnelle peut intervenir de plusieurs façon dans l’accroissement du risque :
- à un manque d’expérience peut correspondre une dextérité insuffisante
- une grande expérience peut diminuer la vigilance.


La prévention


 Les précautions standard universelles évitent pratiquement 60% des AES.



- elles s’appliquent pour TOUS les patients
- port de gants OBLIGATOIRE pour tout contact avec le sang, les liquides biologiques, le matériel contaminé, les muqueuses et la peau non intacte.
- Lavage de mains simple après ablation des gants
- port de masque et de lunettes si risque de projections ainsi que surblouse si risque de souillures.
- Matériel correctement nettoyé avant réutilisation chez un autre patient, manipulation précautionneuse du linge et du matériel souillé

Ces précautions intègrent les mesures à prendre pour éviter la transmission d’infections nosocomiales croisées tout autant que la protection des soignants.

Pour empêcher les blessures avec les objets PIQUANTS ou TRANCHANTS 
 ·       ne JAMAIS recapuchonner les aiguilles
·       utiliser le matériel de sécurité
utiliser des CONTENEURS adaptés pour l’évacuation des objets piquants et tranchants.

Pour les prises de sang
·       porter une paire de gants spécifiques
·       organiser son plan de travail
·       avoir son conteneur à portée de main
·       se protéger et protéger le patient
Le port de gants n’empêche pas de se piquer mais réduit le volume de sang inoculé lors d’une piqûre et diminue ainsi le risque de contamination.

 Hierarchie des risques



64% des piqûres évitables par :
le respect des mesures standard
et/ou l’utilisation de matériels de sécurité
Les risques les plus importants sont situés à la base de la pyramide.


Pyramide du GERES

 Les mesures principales



mesures standard au bloc opératoire
 - port d’une double paire de gants
- changement de gants toutes les 2 heures ou aux différents temps opératoires
- port d’un tablier imperméable lors des intervention sanglantes
- protection des yeux
 
Lors du travail au bloc opératoire, des précautions sont fortement conseillées, en particulier :
le port d’une double paire de gants est recommandée pour les chirurgiens et les instrumentistes,
Les gants sont changés toutes les deux heures ou différents temps opératoires,
Le port d’un tablier imperméable est recommandé pour les interventions sanglantes.

mesures standard au laboratoire
- porter des lunettes de protection et un masque lors de la manipulation des tubes
- mettre systématiquement des gants pour réceptionner les prélèvements
- ne jamais pipeter à la bouche.
 
 Dans les laboratoires, les mesures précédentes sont complétées par des précautions spécifiques aux tâches qui y sont effectuées :
·       port de lunettes et masque lors des manipulations de tubes (risque d’éclaboussures),
·       port de gants pour réceptionner les prélèvements,
·       ne jamais pipeter à la bouche, ni produits biologiques, ni produits chimiques.

 Du bon usage des gants



prélèvements latex non stérile
soins, examenvinyle
entretien des locauxgants de ménage
manipulation des déchetsgants de sécurité


De nombreux protocoles précisent déjà quel est le bon usage des gants.
Le port du gant ne dispense pas du lavage des mains.



Conduite à tenir en cas d’accident avec exposition au sang et autres liquides biologiques


En cas d’accident, la conduite à tenir est définie par une affiche qui définit les trois étapes à respecter :
–      les premiers soins,
–      évaluation du risque d’infection par le V.I.H
–      déclaration de l’accident (démarche médicale et administrative) et examens de laboratoire.

 Immédiatement



- faire les premiers soins,
- demander un avis médical personnalisé

  • immédiatement après une plaie accidentelle
    ·       laver avec de l’eau et du savon
    ·       rincer abondamment
    ·       désinfecter avec
    *     dakin
    *     ou alcool modifié
    *     ou de la polyvidone iodée en solution dermique
    *     ou de l’eau de Javel à 12° chlorométrique diluée au 1/10ème
    ·       temps de contact 10 minutes
  • Immédiatement après une projection sur une muqueuse ou dans les yeux:
    rinçage très abondant avec de l’eau ou du sérum physiologique. En cas de projection oculaire, ne pas hésiter à consulter en ophtalmologie ( risque de conjonctivite).
     
    En cas de projection buccale :
    ·       très rapidement cracher et rincer la bouche sous l’eau courante,
    ·       effectuer des bains de bouche au Dakin pur à renouveler plusieurs fois et suffisamment longtemps pour être efficace.
  • immédiatement après contact direct avec du sang ou un liquide biologique sur une peau lésée
    ·       nettoyage de la zone atteinte avec de l’eau et du savon
    ·       laver avec de l’eau et du savon
    ·       rinçage abondant
    ·       désinfection avec
    *     Dakin
    *     ou de l’alcool modifié
    *     ou de la polyvidone
    *     ou de l’eau de Javel à 12° chlorométrique diluée au 1/10ème
    ·       temps de contact 10 minutes
  • Conseil médical pour évaluer le risque infectieux
    Téléphoner :
    ·       aux urgences
    ·       aux médecins référents
     
    la prescription de tout traitement anti-VIH post-exposition, s’il y a indication, doit être faite par un médecin référent ou par un médecin du service des urgences au mieux dans un délai de 4 heures.
     
    Un conseil médical pour évaluer le risque d’infection par le VIH doit être sollicité le plus rarement possible soit :
    ·       auprès d’un médecin d’un service habitué à prendre en charge les sujets infectés par le VIH (Hôpital de jour de la fédération de médecine interne - maladies infectieuses),
    ·       sinon auprès du médecin du service des urgences médicale (Hôpital Nord, Groupe Hospitalier Sud et CGO).
    Ce médecin vérifie que les premiers soins ont été effectués. Il évalue immédiatement le risque d’infection. Si le risque est réel, il proposera un traitement anti-VIH , il informera la personne.

 Dans les 48 heures



- déclarer l’accident du travail auprès de la DRH
- contacter la médecine du travail

Une fois l’évaluation du risque et les premiers soins assurés, le délai de 48 heures est à respecter impérativement pour déclarer l’accident du travail à la DRH.
 
Cette démarche comprend deux volets :
Une déclaration administrative
pour les agents dépendant de la DRH, sur le formulaire mauve qui est à remplir par l’intéressé et le témoin éventuel et à signer par le responsable avant d’être transmis à la DRH,
Un formulaire « sécurité sociale » pour les personnel soignant(ou fourni par les écoles et instituts pour les élèves et étudiants).
La prise en charge par l’employeur est indispensable pour tout examen de laboratoire. La consultation en médecine du travail permet la rédaction des documents et ordonnances, la prise en charge et le contrôle sanguin immédiat, d’où gain de temps.



Suivi après exposition à une infection par le VHC


Ce Diaporama, qui traite des accidents d’exposition au sang en général, n’indique pas en détail les mesures de suivi envisagées après suspicion de contamination par le VHC.
Nous vous indiquons donc les mesures préconisées par la circulaire DGS/DH/DRT/DSS 9
8/228 du 9 Avril 1998.
 
Si  le risque est important (agir comme si le sujet source était virémique) :
·       ALAT tous les 15 jours pendant 2 mois puis tous les mois pendant les 4 mois suivants,
·       PCR tous les mois pendant 3 mois;
·       Sérologie au 3ème et au 6ème mois.
 
Si le risque est faible :
·       ALAT tous les mois pendant 3 mois,
·       PCR au 3ème et au 6ème mois,
·       Sérologie au 3ème et au 6ème mois/
 
 
La réalisation d’une PCR tous les mois est difficile dans certains centres
Le schéma proposé par la conférence de consensus française en 1997 qui consistait en un dosage des transaminases tous les 15 jours pendant 2 mois puis tous les mois pendant 4 mois, une PCR à 2 mois, et un test sérologique au troisième mois à renouveler au 6ème mois, semblait plus facilement réalisable.
 
Une nouvelle circulaire du 8 décembre 1999 propose une modification du schéma antérieur. Dans ce schéma, la PCR n’est plus utilisée qu’en deuxième intention, en cas d’apparition d’anticorps anti-VHC ou d’élévation de l’activité sérique de l’ALAT.



Autres aspects


Pour compléter les informations concernant la contamination par le VHC du personnel soignant, reste à envisager le problème des personnes exposées professionnellement, et porteuses du VHC sans qu’un accident d’exposition aux liquides biologiques ait été déclaré, ou puisse être identifié. En l’absence d’autre facteur de risque, quelles sont les démarches à suivre pour que l’hépatite C soit reconnue comme maladie professionnelle? La réparation des maladies professionnelles dans le régime général et le régime agricole est basée sur les tableaux de maladies professionnelles. Pour les hépatites virales, il s’agit du tableau N°45 pour le régime général et du N°33 pour le régime agricole. Ils viennent d’être récemment modifiés et sont en annexe (annexes 5 et 6). Les modalités de réparation, que ce soit dans le régime général ou dans la fonction publique hospitalière feront l’objet d’une mise au point ultérieure.



© GIP de télémédecine de Picardie - Réseau Hépato-Picardie