Le médecin généraliste peut jouer un rôle important dans la phase initiale de prise en charge des hépatites virales chroniques : dépistage, prévention, initiation de la décision thérapeutique
Le dépistage est de réalisation facile, pris en charge à 100%. Il faut penser à le demander si existent des antécédents de risque d’exposition à la transmission, une asthénie chronique inexpliquée, une cytolyse chronique. Il doit également être proposé à l’entourage familial des patients infectés
La prévention de la transmission repose sur des mesures simples :
Eviter le contact de tout objet souillé par le sang d’une personne infectée (aiguille, seringue, paille, rasoir, brosse à dents…) avec celui d’une personne indemne.
Pour le VHB, la méthode la plus sûre de protection de l’entourage est la vaccination.
La prise en charge initiale comporte une part essentielle d’information du patient et de son entourage. Il faut
- dédramatiser, la gravité, même à long terme étant loin d’être systématique
- Initier et expliquer la discussion bénéfice/risque de la décision thérapeutique qui repose sur
- L’estimation de l’activité de l’hépatite par la surveillance des transaminases
- L’évaluation de la fibrose
- La probabilité d’efficacité, liée au génotype viral pour le VHC
- Les risques et inconvénients qui devront être soigneusement évalués et expliqués au patient.
L’explication du déroulement de la démarche est d’un grand secours au patient pour lui permettre de prendre en charge activement sa maladie et de vivre mieux la période d’attente indispensable au recueil des éléments de décision, dans laquelle toute précipitation doit être évitée.
Le traitement, s’il est nécessaire, sera initié par le spécialiste, le généraliste pouvant, s’il le souhaite, collaborer avec le spécialiste pour le renouvellement et la surveillance.