ESPACE PROFESSIONNEL > Bulletins d'information > n°15, novembre 2005 > Hépato alcoologue, un nouveau métier ? Dr JP Latrive. CH Compiègne


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Métabolisme de l’alcool



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métabolisme de l'alcool

L’alcool est essentiellement métabolisé par le foie, une faible partie étant éliminée par la sueur, l’urine ou par voie pulmonaire



Interactions alcool-médicaments



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alcool et médicaments

Ces interactions sont différentes selon que l’alcoolisation est aiguë ou chronique. L’alcoolisation aiguë entraîne un ralentissement de l’élimination des médicaments par compétition enzymatique. En l’absence d’insuffisance hépatique, l’alcoolisation chronique, par l’induction enzymatique qu’elle entraîne, favorise au contraire le métabolisme et l’élimination des médicaments
Ces interactions concernent principalement les dépresseurs du système nerveux central, l’alcoolisation aiguë entraînant une majoration de la sédation (anti-dépresseurs, sédatifs, anti-histaminiques H1, barbituriques, hypnotiques, méthadone, morphiniques, neuroleptiques, anxiolytiques….). Il en est de même pour les hypoglycémiants dont l’effet peut être accru avec risque d’hypoglycémie (insuline, sulfamides).
D’autres types d’interactions existent :
-possibilité de réaction antabuse (disulfirame, sulfamides hypoglycémiants, griséofuline, imidazolés, procarbazine….)
-risque d’acidose lactique avec la metformine
-toxicité hépatique accrue du paracétamol en cas d’alcoolisation chronique



Effets de l’alcool sur le système nerveux central


  • Pharmacologiques
    A faibles doses, l’alcool a un effet euphorisant et désinhibiteur. Il est sédatif à fortes doses.
  • Comportementaux
    L’alcool active le « système de récompense »
  • Membranaires
    L’effet de l’alcool est « fluidifiant ».
  • Biochimiques
    L’alcool modifie les neurotransmetteurs (dopamine, GABA, sérotonine, acides aminés excitateurs, opioïdes endogènes).

Ces différents effets sont à l’origine de multiples théories sur les mécanismes de la dépendance.



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