ESPACE PROFESSIONNEL > Hépatites virales > Hépatites virales > Epidemiologie des hépatites virales > Exposition nosocomiale > Endoscopie > Transmission endoscopique du virus de l'hépatite C. Dr François Sévenet. Clinique du mail. Amiens. 2 mars 2006


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Historique | Le risque de transmission virale existe-t-il ? | Les mesures de désinfection des endoscopes sont elles efficaces ? | Quel est finalement le risque de transmission virale lié à l’endoscopie? | En conclusion

Entre 1991 et 1993, 317 cas de transmission d’agents infectieux liés à l’endoscopie ont été rapportés dans 40 publications (Nelson D, Gastrointest endosc 2003 ;57 :695-711). Il s’agissait de formes bruyantes et faciles à identifier. Ce nombre important doit être relativisé compte tenu du grand nombre d’endoscopies pratiquées. Aux Etats-Unis, 35 cas de transmission d’agents infectieux ont été documentés en 10 ans alors qu’environ 100 millions d’endoscopies digestives avaient été pratiquées pendant la même période.
Dans les années 80, l’affaire du sang contaminé souligne le risque de transmission virale transfusionnel à propos du VIH. La prise de conscience de ce risque entraînera la mise en place de mesures qui débordent le risque transfusionnel, s’étendent au risque nosocomial, et aux autre virus à transmission parentérale, en particulier le virus de l’hépatite C (VHC). Ce virus, qui fait partie du groupe A de la classification de Klein est très sensible aux produits désinfectants, ce qui permet la mise en place rapide de procédés de désinfection efficaces.
 
Les procédés de désinfection des endoscopes seront codifiés par une circulaire de la Direction générale de la Santé en 1996
www.hosmat.com/circulaires/textes96/236.html
 
l      Prétraitement immédiat des appareils à la fin de chaque examen
l      Nettoyage soigneux avec un produit non aldéhydé
l      Trempage et lavage manuel
l      Désinfection au glutaraldéhyde à 2% pendant 20 minutes
l      Transport et stockage des appareils dans un environnement protégé

En 2003 une nouvelle circulaire complète les mesures en raison du risque théorique de transmission des agents non conventionnels (prions)
www.hosmat.com/circulaires/textes03/2003-591.pdf#search=%22dgs%20endoscope%22
 
l      Prétraitement immédiat des appareils à la fin de chaque examen
l      Premier nettoyage de 10 minutes suivi d’un rinçage
l      Deuxième nettoyage de 5 minutes suivi d’un rinçage 2
l      désinfection (glutaraldehyde; acide peracetique)
l      Rinçage terminal
l      Traçabilité,contrôle de qualité
 
Des guides regroupant l’ensemble des recommandations pour la désinfection des endoscopes ont été élaborés
-pour le traitement manuel des appareils en 2004
www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/nosoco/endofin.pdf#search=%22desinfection%20manuel%20endoscope%20guide%22
-pour l’utilisation des laveurs désinfecteurs d’endoscope en novembre 2003
www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/nosoco/ide_def241103.pdf#search=%22laveur%20desinfecteur%20endoscope%20guide%22
 
Une actualisation des recommandations par l’AFSSAPS a été faite en 2005
http://agmed.sante.gouv.fr/htm/alertes/filalert/dm050206.pdf#search=%22desinfection%20manuel%20endoscope%20guide%22
 
 
 
L’application de ces mesures entraîne un allongement important du temps de désinfection des appareils ce qui pose d’importants problèmes. Le délai progressivement croissant d’indisponibilité de l’appareil oblige soit à réduire l’activité ce qui est difficilement envisageable pour répondre aux besoins, soit à augmenter le pool d’endoscopes, ce qui nécessite un investissement important. A cela s’ajoute le coût lié directement aux mesures de désinfection en personnel, aménagement de locaux, matériel et consommables. Compte tenu de ces inconvénients majeurs, deux questions se posent :
 
l      Le risque de transmission viral par l’endoscopie existe-t-il et si oui, quelle est son importance ?
l      Les mesures de désinfection des endoscopes sont elles efficaces ?


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