Les premières descriptions de jaunisse datent de l’époque sumérienne (668-626 av J.C) et ont été découvertes à Ninive . La première description d’une épidémie de jaunisse par St Boniface remonte à 751. Fracastor (1483-1553) envisagea la possibilité de leur transmission par des agents vivants capables de se multiplier. Par la suite, de nombreuses épidémies de jaunisse furent décrites, touchant en particulier les armées en campagne.
A coté de ces hépatites épidémiques, l’hépatite « sérique » fut décrite en 1883 par A. Lürman. Après administration à 1529 personnes d’un vaccin contre la variole contenant de la lymphe humaine, il constata 191 cas d’hépatite, tous les sujets atteints ayant reçu des vaccins provenant du même lot. En 1947 MacCallum proposa le terme d'hépatite A pour l'hépatite contagieuse ou épidémique transmise essentiellement par voie oro-fécale, et d'hépatite B pour l'hépatite sérique transmise principalement par le sang et ses dérivés. Les virus responsables ne furent identifiés qu’ultérieurement, en 1967 pour le virus de l’hépatite B, 1973 pour celui de l’hépatite A.
(L'histoire de la jaunisse: Des sumériens à nos jours, Jean Louis PAYEN CHU Toulouse, Journée d'Hépatologie de l'Hôpital Henri Mondor 2001. www.bmlweb.org/dhumeaux_018.htm
Le concept d'hépatite NonA-Non-B apparaît en 1975 (Stephen Feinstone et coll). L’existence d’un troisième virus est en effet suspectée devant l’existence d’hépatites, le plus souvent post-transfusionnelles, non associées aux marqueurs des virus A et B. Ce virus fut découvert par Qui-Lim Choo et coll et appelé virus de l'hépatite C (VHC).