L’impact des hépatites virales chroniques en santé publique est lié à leur fréquence (prévalences estimées en France de 0.66% pour le VHB et 0,86% pour le VHC) et à leur gravité potentielle (risque de cirrhose chez environ 20% des patients atteints).
Les mesures mises en place depuis 1990 ont permis une diminution de l’incidence de l’infection par le VHC. Elle est actuellement estimée à 5000 par an, essentiellement liés à l’usage de drogue. L’incidence de l’infection par le VHB en France est inconnue, mais la prévalence est supérieure à ce qui était attendu, particulièrement dans l’inter-région Nord-Est dont nous faisons partie.
Pour l’hépatite C : Le pic d’incidence des complications de l’hépatite C, compte tenu de la lenteur d’évolution, est à venir. Pour l’atténuer, il est nécessaire :
-pour les patients déjà infectés, d’intensifier le dépistage qui reste insuffisant, et la prise en charge.
-pour les patients exposés au risque d’infection, de renforcer les mesures préventives, ce qui repose essentiellement sur l’information.
Pour l’hépatite B :
Le dépistage et la prise en charge doivent également être facilités compte tenu du risque également élevé d’évolution vers la cirrhose et le cancer du foie.
La prévention repose sur la vaccination. La vaccination universelle chez le nourrisson reste basse en France, la couverture vaccinale ne dépassant pas 30%. La protection des sujets exposés est également à renforcer.