ESPACE RESEAU > Vie du réseau > Rapport d'activité 2002-2005. RESEAU HEPATO – Picardie > Annexes


Hépato-Site - Réseau Hépato-Picardie
Le Réseau Hépato-Picardie
ESPACE GRAND PUBLIC
Que contient ce site?
Le foie et ses maladies
Foie et virus
Foie et fer
Adresses utiles
ESPACE PROFESSIONNEL
Ce site vous propose
Tables des matières par thème
Autres sites à consulter
Hépatites virales
Surcharges en fer
Fibrose hépatique
Cirrhose
Bulletins d'information
Fiches pratiques
Adhésion au réseau
ESPACE RESEAU
Vie du réseau
Contact

Annexe 3 . Dépistage chez les usagers de drogue

AccueilLiens favorisÉcrivez-nousPlan du site
Annexe 1: traitement des déchets de soins | Annexe 2 : traçabilité des déchets de soins | Annexe 3 . Dépistage chez les usagers de drogue | Annexe 4 : Proposition de dépistage du VHC dans le service de gynécologie obstétrique du CHU d’Amiens | Annexe 5: Réunions d’information | Annexe 6: Bulletin d’information. Résultats de l’enquête de satisfaction | Annexe 7: Fréquentation du site


Contenu de la plaquette d’information : dépistage du VHC chez les usagers de drogue


Virus des hépatites b et c chez l’usager de drogue


Les infections par les virus de l’hépatite B (VHB) et C (VHC) sont fréquentes chez les usagers de drogues (40 à 60% en France pour le VHC). Le nombre de nouveaux cas d’hépatite C par an est estimé à 5000, dont 70% liés à l’usage de drogue. Pour le VHB, transmission sexuelle et usage de drogue expliquent la majorité des nouvelles contaminations, avec un pic d’incidence entre 15 et 25 ans.
Le risque de ces infections est double :
¨       Hépatite grave chez le sujet infecté
¨       Transmission parentérale de ces virus, mais, pour le VHB, également sexuelle.
La prescription d’un traitement de substitution est souvent le seul contact avec le système de soin pour l’usager de drogue, et donc la seule occasion de dépister une infection par les virus des hépatites.
Il faut penser à rechercher les virus de l’hépatite B et C devant des signes d’hépatites aiguë ou chronique, mais également en l’absence de tout signe clinique (ictère) ou biologique (augmentation de l’activité de l’ALAT), les infections virales étant souvent totalement asymptomatiques
Compte tenu du contexte, une infection par les VHB et VHC sont à rechercher en priorité



En présence de signes évocateurs d’hépatite


Compte tenu du contexte, une infection par les VHB et VHC sont à rechercher en priorité

 VHB



  • Hépatite aiguë
    prescrire une recherche de l’antigène HBs et de l’anticorps anti-HBc IgM
    La présence de l’antigène HBs signifie que le patient est porteur du VHB, mais ne permet pas de savoir s’il s’agit d’une hépatite B aiguë ou d’une hépatite d’autre nature chez un porteur chronique du VHB. L’anticorps anti HBc IgM est pratiquement spécifique de l’hépatite aiguë B. Son absence exclut ce diagnostic.
  • Hépatite chronique
    prescrire une recherche de l’antigène HBs et de l’anticorps anti-HBc IgG

 VHC



Prescrire une recherche d’anticorps anti –VHC
Si ce test est positif, il témoigne d’un contact avec le VHC, qui peut être récent ou ancien, et avoir été suivi ou non de guérison.
En présence d’anticorps anti-VHC il faut prescrire une recherche qualitative de l’ARN viral par PCR. Si elle est positive, elle témoigne de la présence du VHC, sans pouvoir préciser son ancienneté.
Il n’existe pas de test spécifique permettant d’affirmer le caractère aigu d’un hépatite C
Attention : A la phase très précoce d’une hépatite aiguë C, la recherche d’anticorps anti -VHC peut être négative (délai d’apparition des anticorps de 10 semaines environ après le contage) et doit donc être contrôlée

 Autre



Devant une hépatite aiguë qui n’est due ni au VHC ni au VHB, il faudra rechercher une hépatite d’autre origine
Hépatite A (anticorps anti-VHA IgM)
Hépatite toxique : penser en particulier à la toxicité hépatique possible du Subutex utilisé par voie intraveineuse.



Dépistage chez le sujet asymptomatique


VHB : Ag HBs et anticorps anti-HBc.
VHC : Recherche des anticorps anti-VHC
recherche d’ARN viral par PCR si les anticorps sont présents



Bilan avant vaccination (VHB)


Dans cette population à risque, la vaccination contre le VHB doit être précédée systématiquement d’un dépistage : Ag HBs, Anticorps anti-HBc et anticorps anti-HBs.



Signification des marqueurs


 VHBVHCVHA
Guérison et immunité ou vaccinationAnticorps anti-HBsaucunAnticorps anti VHA IgG
Contact antérieur avec le virus suivi ou non de guérisonAnticorps anti-HBcAnticorps anti-VHC 
Présence du virusAntigène HBsARN viral présent (PCR)aucun
Hépatite aiguëAnticorps anti-HBc IgMaucunAnticorps anti-VHA IgM




Interprétation des résultats des tests


 Hépatite B



 Résultats des tests
Cytolyse++> 6 mois---
Antigène HBs++---
Anticorps anti-HBc IgM+-   
Anticorps anti-HBc IgG+++--
Anticorps anti HBs--++-
Signification :Hépatite aiguëPorteur chronique Hépatite B ancienne guérie Immunité vaccinale Absence de contact avec le VHB
Vacciner
Hépatite B

 Hépatite C



Cytolyse+/--
Anticorps anti-VHCPrésentPrésent
ARN viralPrésentAbsent
Diagnostic :Hépatite C évolutiveHépatite C ancienne guérie
Hépatite C



Que faire après le dépistage?


 Dépistage négatif



  • VHB : Vacciner
    Dans cette population à risque, la vaccination contre le VHB doit être précédée systématiquement d’un dépistage : Ag HBs, Anticorps anti-HBc totaux et anti-HBs.
  • VHC : Répéter
    Tant que les pratiques à risque exposant au risque d’infection persistent, le dépistage doit être répété au moins annuellement

 Dépistage positif



  • VHB
    o       Hépatite aiguë :
    A la phase aiguë : surveillance clinique et biologique (TP) pour déceler une forme fulminante nécessitant une hospitalisation urgente
    A distance : s’assurer de la guérison à 6 mois (disparition de l’antigène HBs et apparition de l’anticorps anti HBs).
    o       Porteur chronique :L’indication de la biopsie hépatique et du traitement est à discuter
  • VHC :
    o       Recherche de l’ARN viral par PCR qualitative négative :
    -Contrôler cette recherche.
    -Si le contrôle est négatif, arrêt de la surveillance
    o      Recherche de l’ARN viral par PCR qualitative positive :
    surveillance de l’ALAT.
    -Si l’ALAT est franchement normale de façon stable, poursuivre cette surveillance.
    -En cas d’élévation de l’ALAT, même intermittente, même très modérée l’indication de la biopsie hépatique et du traitement est à discuter.


© GIP de télémédecine de Picardie - Réseau Hépato-Picardie