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Dépistage et prise en charge des hépatites chroniques

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Dépistage


 CDAG




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Le nombre de tests effectués en 4 mois est sensiblement stable d’une année sur l’autre avec une tendance à la diminution pour le VHB, et à l’augmentation pour le VHC
Sur l’ensemble, le pourcentage de tests positifs est de 0,6% pour le VHC, 1,94% pour le VHB. Cette prédominance du VHB concorde avec les données épidémiologiques décrites dans l’inter-région nord-est.

 Patients suivis au CHU d’Amiens




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VHB
Parmi les 276 patients porteurs du VHB suivis au CHU de 1980 au 31/03/2006, 111 ont été dépistés par un médecin libéral, le plus souvent généraliste (106). Le CDAG et les dépistages réalisés au cours d’hospitalisation (hémodialyse, dépistage orienté par l’existence d’une cytolyse ou d’un facteur de risque…) sont les deux autres sources principales.


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La majorité des patients suivis a été dépistée après 2000.


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Cette évolution a deux explications :
·  L’intensification du dépistage
·  Le raccourcissement du délai entre le dépistage et la prise en charge spécialisée. Ce délai diminue en effet de façon très nette à partir de 1985. Il est de l’ordre de 1 mois ½ en 2005-2006. Cette évolution est uniquement due au fait que les patients dépistés sont confiés de plus en plus rapidement au spécialiste. Les possibilités de prise en charge n’ayant pas augmenté, les délais de rendez vous sont en effet en augmentation (2 à 3 mois en 2006)


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VHC
Depuis 1989, date à laquelle les premiers tests de dépistage du VHC ont été disponibles, 1421 patients ont été vus dans le service d’hépato-gastroentérologie du CHU d’Amiens pour un motif lié au virus de l’hépatite C.
Ils ont pour leur majorité été dépistés entre 1990 et 1999, c'est-à-dire pour la première période (1990-1994) dans les 5 ans qui ont suivi l’apparition des tests de dépistage, dans la deuxième (1995-2000) dans les 5 ans qui ont suivi la première étude de prévalence mettant en évidence le problème de santé publique représenté par l’hépatite C. L’apparition des premiers traitements en 1992, et la progression ultérieure de leur efficacité a également favorisé le dépistage qui pouvait déboucher sur une prise en charge de plus en plus efficace. Par la suite, bien que l’efficacité des traitements ait continué à augmenter, le nombre annuel de dépistage semble diminuer. Dans la mesure où ces chiffres concernent les patients pris en charge au CHU d’Amiens, une explication possible est l’augmentation au cours des dernières années de la proportion de patients pris en charge par d’autres structures, mais nous ne disposons actuellement pas de données assez précises pour confirmer cette hypothèse.


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Il est également possible que, sans que le nombre total de demandes de tests ait diminué, le pourcentage de tests positifs soit plus faible du fait d’une modification des pratiques de dépistage qui s’adressent de plus en plus à des sujets asymptomatiques dans le cadre de bilans systématiques. On constate en effet au cours du temps une augmentation de la place du dépistage systématique, alors que le dépistage à l’occasion de symptômes évocateurs de maladie hépatique diminue, et que le dépistage chez des sujets asymptomatiques exposés à un risque d’infection reste globalement stable


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Comme pour l’hépatite B, le délai de prise en charge est d’autant plus court que le dépistage est récent.



Prise en charge


 Hépatite B




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Nous ne disposons pas de chiffres nationaux concernant la prise en charge de l’hépatite B. Au CHU d’Amiens le nombre de patients nouvellement pris en charge dans le service d’hépato-gastroentérologie est en augmentation régulière.

La majorité des patients a un statut de porteur inactif (PI) justifiant une surveillance prolongée en raison de la possibilité de passage à l’hépatite active.
Environ ¼ est atteint d’hépatite active (HA).
(AIG = hépatite aiguë - G = Hépatite ancienne guérie)
Au moment de leur prise en charge 25 patients étaient atteints de cirrhose, et 2 de carcinome hépatocellulaire.
Les facteurs de gravité associés sont les suivants :
Coinfections VHD : 15
Coinfections VHC Actives : 7
Coinfections VHC guéries : 11
Coinfections VIH : 1

 Hépatite C



Enquête nationale sur les patients atteints d’hépatite C nouvellement pris en charge (Invs)Cette enquête recueille des données fournies par les pôles de référence des réseaux hépatites régionaux concernant les nouveaux patients pris en charge dans l’année dans les centres participants. La comparaison des données nationales et des données régionales met en évidence
·  Une diminution du nombre de patients pris en charge entre 2004 et 2005. Cette diminution, nette dans quelques grands centres, est modérée en Picardie
·  Une stabilité de la répartition par sexe au niveau national alors que le ratio H/F diminue progressivement en Picardie
·  Une utilisation des tests substitutifs à la biopsie nettement supérieure à la moyenne nationale.

Nouveaux cas vus au CHU d’Amiens dans le service d’hépato-gastroentérologie


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On note une augmentation importante du nombre de patients dans la période 1990-94 qui correspond à l’apparition des tests de dépistage de l’hépatite C et du premier traitement de l’hépatite C (interféron). Les hépatites vues avant 1990 étaient étiquetés « non A-non B, et ont été rattachés au VHC ultérieurement.
Le pic constaté entre 1995 et 1999 correspond à l’apparition de la bithérapie associant interféron et ribavirine, avec un pourcentage de guérison de 40%. Il s’agit donc probablement au moins en partie d’un phénomène de rattrapage faisant passer au stade de la prise en charge pour traitement des patients anciennement connus  n’ayant pas souhaité être traités du fait des résultats médiocres des premiers traitements (10% de guérison). Il correspond également à l’impact probable des campagnes d’information mises en place à la suite de l’ étude de prévalence de 1994 mettant en évidence pour la première fois l’ampleur du problème de santé publique posé par l’hépatite C (1% de la population soit environ 600 000 personnes).
Cet effet s’estompe par la suite mais devrait être relancé en raison de la prévalence persistante de 0,78% des anticorps anti-VHC constatée en 2004 et des nouvelles campagnes d’information (journées nationales hépatites janvier 2006, qui sera renouvelée en janvier 2007). Il est également possible que les cas restants non dépistés, et donc non pris en charge, appartiennent à des groupes plus difficilement accessibles au dépistage (usagers de drogues, migrants….)


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Quelle que soit la période de prise charge, on note une nette prédominance des hépatites actives. Le pourcentage de formes graves est probablement sous estimé, les cirrhoses compliquées pouvant être hospitalisées dans d’autres services, et donc non signalées.



© GIP de télémédecine de Picardie - Réseau Hépato-Picardie